MON COEUR AU PORTUGAL ATTACHE...

27 juin 2017

HISTOIRE : PROVINCE ROMAINE

Se rendant compte de l'importance stratégique de la péninsule Ibérique dans le conflit qui l'oppose à Carthage, Rome décide de s'en emparer et d'en expulser les Carthaginois qui les avaient précédés. Vers le IIIe siècle av. J.-C., à l'occasion de la deuxième guerre punique (entre 218 et 201 av. J.-C.), Rome envahit la péninsule. Les Carthaginois sont expulsés.

Cette victoire entraîne une occupation militaire du territoire destinée à y maintenir l'ordre et à assurer l'exploitation des ressources naturelles. Cette occupation apportera sa contribution à la composition ethnique de la population portugaise moderne. La civilisation romaine imprégnera d'autant plus fortement le futur pays que la résistance aux troupes romaines sera particulièrement intense de la part des Lusitaniens.

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En 197 avant JC

En 197 av. J.-C., le territoire de la péninsule occupé par les Romains est divisé en deux provinces : l'Hispanie citérieure et l'Hispanie ultérieure. La pacification du reste de la péninsule se révèle difficile. Les Turdétans au sud et les Lusitaniens à l'ouest se rebellent régulièrement, infligeant de sérieuses défaites aux Romains et les obligeant à renforcer leurs troupes. En 147 av. J.-C., le Lusitanien Viriatus prend la tête de la résistance. Considérant les Lusitaniens comme leurs ancêtres, les Portugais érigent Viriatus en symbole de la première résistance nationale. Il mène une guérilla contre les troupes de Rome mais des dissensions internes auront raison de l’unité lusitanienne. Viriatus meurt assassiné par l'un des siens en 139 av. J.-C..

En 133 av. J.-C., Rome soumet définitivement la péninsule et met fin à la civilisation castrale en contraignant la population à s'installer dans les plaines pour faciliter son unification. Cette politique est à l'origine des villes de Braga (Bracara Augusta), Chaves (Aquae Flavia) ou Beja (Pax Iulia). Pendant la dictature de Sylla à Rome, l'aristocratie péninsulaire se rebelle et demande le soutien du général romain dissident Sertorius. Celui-ci repousse les troupes de Sylla et envisage d'installer une république indépendante dans la péninsule et d'en civiliser les populations (79 av. J.-C.). Il crée ainsi un Sénat et surtout une école chargée d'éduquer les fils de bonnes familles pour former une élite. Cet épisode sans lendemain révèle pourtant l'esprit d'indépendance toujours persistant de ces populations. Le territoire est pacifié et colonisé par Jules César autour de 60 av. J.-C.. En l'an 13, sous le règne d'Auguste, est réalisé un nouveau découpage du territoire : l'Hispanie Ultérieure est divisée en Lusitanie et Bétique, séparées par le fleuve Guadiana. Un autre découpage en l'an 286, sous le règne de Dioclétien, donne naissance à de nouvelles provinces, dont la Gallaecia, au nord du fleuve Douro.

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En 286

Les frontières du futur Portugal seront plus ou moins calquées sur celles des conventi romains appartenant aux provinces de la Lusitanie et de la Gallaecia. On peut penser que ces divisions correspondaient à des tribus, des villages différents, ou, du moins, à des réalités sociales différentes. De nombreuses villes sont fondées : Bracara Augusta (Braga), Scalabis (Santarém), Pax Julia (Beja)… Les principaux axes routiers actuels ont leur origine dans les voies romaines. Une variante populaire du latin vulgaire, le galaïco-portugais, devient la langue dominante de la région et remplace tous les dialectes parlés auparavant, créant ainsi une certaine unité. Les Romains introduisent l'écriture, les écoles, de nombreuses notions scientifiques et la propriété privée alors inconnue. Ils diffusent leurs mœurs et leur culture, imposent un découpage administratif et une organisation sociale héréditaire avec des seigneurs et des serfs - dans la culture romaine, le travail est considéré comme dégradant, un noble ne travaille donc pas. Les Romains développent la culture des céréales, de la pêche, la production de vin et de sel. Cette occupation modifie le paysage architectural et donne son visage méditerranéen au pays, avec par exemple le temple de Diane d'Évora, le forum d'Auguste ainsi que de nombreux amphithéâtres, temples et thermes.

D'après Wikipédia

 

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26 juin 2017

MON VOYAGE - MAI 2016

Ca faisait très longtemps que nous voulions visiter le Portugal, bien avant qu'il ne devienne à la mode comme il l'est aujourd'hui (peur des attentats, fiscalité pro-retraités européens...). D'abord nous sommes des amoureux des pays méditerranéens, ensuite, notre fille a étudié le portugais en 3e langue au lycée. Elle a adoré et lorsque la classe a fait un voyage là-bas, elle est revenue tellement enthousiasmée qu'elle n'a plus arrêté d'en parler et nous a transmis le virus. Mais elle nous a fait promettre que quand nous irions là-bas, nous ne partirions pas sans elle... A l'époque, nous n'avions pas de sous, donc la question ne se posait pas. Il y avait d'abord elle et son frère à "élever" et on se contentait du camping l'été en France.

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Porto

Quand ils ont été plus grands, qu'ils ont gagné leur vie, qu'ils se sont mis en couple, nous avons commencé à voyager. Mais nous n'avions pas assez d'argent pour leur offrir, conjoints et enfants compris, de venir avec nous. Donc nous évitions le Portugal en espérant toujours pouvoir y partir un jour en famille. Finalement, on a craqué. Notre fille ne nous en a pas voulu, elle a été ravie que nous soyons tombés amoureux à notre tour... et nous continuons tous de jouer au loto pour y retourner ensemble.

Nous voulions en voir un maximum en huit jours, car nous savions le pays très riche culturellement, historiquement, géographiquement, on voulait avoir un aperçu complet ! Nous avons donc choisi un circuit organisé. Le car avale des kilomètres pendant que nous pouvons admirer le paysage sans nous fatiguer. On nous prépare des itinéraires parfaits, des visites, des explications, du temps libre... C'est souvent fort agréable. Le seul inconvénient c'est de ne pas pouvoir s'arrêter, de temps en temps, où ON veut, quand ON veut. Et puis cette impression de faire partie de l'image d'Epinal du troupeau de touristes, moutons dociles autour de leur guide ! Nous adorons les "temps libres" pour nous échapper de la bande !  

Notre voyage a commencé par Lisbonne. Qui nous a tout de suite énormément plu ! Bâtie sur des collines, elle offre de partout des panoramas éblouissants. Elle fourmille de merveilles historiques et architecturales et de quartiers charmants. Nous n'avons évidemment pas eu le temps de tout de voir et nous aimerions y revenir en solo pour la visiter de fond en comble.

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Lisbonne, place du Commerce

Coup de coeur pour les grandes places pavées de motifs, les rues piétonnes, les maisons colorées, les azulejos partout, les jacarandas, les marchandes de fraises, le port, l'incroyable ascenseur Santa Justa, les ponts, le monastère des Hiéronymites, la tour de Belem... et les pasteis, de délicieux petits flans aux oeufs à la pâte feuilletée. 

Dès le lendemain nous partons pour Evora et traversons une partie de l'Alentejo, vaste plaine agricole, aux petits villages blancs qui font penser à l'Andalousie, d'ailleurs toute proche. J'ai adoré les pâtures pour le bétail : de vastes étendues parsemées d'arbres de loin en loin pour que les animaux puissent avoir de l'ombre et une épaisse couche d'herbe bien verte. Nous étions en mai, j'imagine qu'en août le paysage est différent, que tout est grillé par le soleil...

Evora est une petite ville entourée de murailles, une ville-musée, aux petites ruelles adorables, fleuries de bougainvillées et de jasmins, et aux nombreux palais médiévaux et Renaissance. Passionnée d'histoire et d'architecture, je dois avouer qu'au Portugal, j'ai été comblée ! Nous constatons que là aussi la plupart des sols sont pavés, chaque pierre formant d'immenses mosaïques. Notre guide nous explique que c'est le cas partout au Portugal. Ils appellent ça "calçada portuguese". Quelle merveilleuse idée !

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Evora

Nous quittons Lisbonne et l'Alentejo pour amorcer notre montée vers le Nord.

Obidos, un adorable village, et un des hauts lieux du tourisme en raison de l'excellent état de conservation de ses remparts. La ville n'a en effet pas (ou très peu) évolué depuis le début des temps modernes. Elle était autrefois au bord de la mer, mais le comblement de l'ancien golfe marin, dont ne subsiste qu'une lagune,  l'a isolée du rivage. Óbidos est d'origine romaine, la ville a été occupée par les Maures jusqu'en 1148. Fortifiée en 1527, la ville occupe la même superficie que maintenant. Elle est donc très typique avec ses petites ruelles, ses vieilles maisons, le tout surplombé par son château. Magnifique.

Escale à Nazaré, une station balnéaire célèbre, appréciée des surfeurs. Elle s'étale sur deux niveaux, un en haut d'une falaise, d'où l'on a une vue formidable, et l'autre au pied du promontoire. Autrefois les gens habitaient en haut, pêcheurs pour la plupart, protégés des pirates. La grève du bas n'existait pas, elle a été façonnée au fil du temps par l'érosion. Ce n'est qu'au XIXe, avec la mode des bains de mer, que la plage, qui s'était peu à peu développée, a attiré les touristes et les habitations. C'est aujourd'hui une immense plage de sable, où stationnent quelques antiques barques de pêcheurs, très colorées. De vieilles dames vendent du poisson séché au soleil... Certains ont goûté. Moi pas, je déteste le poisson ! 

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Nazaré plage, depuis la ville haute 

Visite du monastère de Batalha, une splendeur gothique. Édifié à partir de 1385 pour commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans à la bataille d'Aljubarrota en 1385, il a été pendant deux siècles le grand chantier de la monarchie portugaise où va se développer un style gothique national original, profondément influencé par l'art manuélin, dont le cloître royal, véritable chef-d'œuvre, est l'illustration parfaite. La Rotonde funéraire, communément désignée par le nom de Chapelles Imparfaites, est née de l'initiative du roi Édouard Ier de Portugal... et ne sera jamais terminée, son sucesseur se désintéressant totalement du projet. D'où le surnom de cet étonnant morceau d'architecture ouvert sur le ciel.

Autre lieu, autre style : nous découvrons le sanctuaire de Fatima. Célèbre dans le monde entier, comme Lourdes, pour des pélerinages et processions catholiques. A l'origine : plusieurs apparitions de la Vierge à trois enfants. C'est très grand. Nous l'avons vu vide, car il n'y avait pas de manifestation particulière et les touristes s'éparpillaient par petits groupes sur la gigantesque esplanade. Mais ça doit être extrêmement impressionnant quand c'est rempli de monde. Le pape François y est allé très récemment.

Nous avons été élevés, mon mari et moi, dans une culture catholique, comme la majorité des Français de notre génération. Mais nous ne pratiquons pas et sommes plutôt agnostiques. Surtout mon mari. Moi j'ai un rapport plus évident à la spiritualité et je ressens beaucoup de choses dans de nombreux endroits, religieux ou pas. Et à Fatima, j'ai été émue de voir des gens de tous pays, agenouillés, priant avec ferveur. 

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Fatima, église principale

L'un de nos compagnons de voyage demande à notre guide pourquoi le lieu s'appelle Fatima, pourquoi ce prénom arabe... dans un endroit dédié à la Vierge Marie ? "C'est tout bête... répond-elle en riant... Nous avons été occupés des siècles par les Maures, ne l'oubliez pas ! Ce village s'appelait Fatima, voilà tout !"

Un tout autre voyage nous attend : Coimbra, toujours plus au Nord. Une ville elle aussi sur deux étages. Nous commençons par la partie haute où nous visitons l'Université d'Harry Potter ! Un petit surnom qui lui a été donné car ses étudiants, vêtus d'une cape noire, ont inspiré J.K. Rowling pour ses petits héros (rappelons qu'elle habitait le Portugal quand elle a commencé à écrire ses romans). Nous en croisons quelques-uns... il fait 35°, comme ils doivent avoir chaud avec ce vêtement ! 

C'est l'une des plus anciennes universités en exercice dans le monde, la plus ancienne du pays, et elle a été fréquentée par un nombre exceptionnel de chercheurs, de scientifiques, d'écrivains et d'hommes politiques au fil des siècles. Son histoire remonte à 1290, date de sa fondation à Lisbonne. Elle est transférée à Coimbra en 1308. Elle est considérée comme une des meilleures universités du monde.

L'architecture y est variée, gothique, renaissance, baroque, au fur et à mesure de ses agrandissements. La bibliothèque est une pure merveille toute de bois, rayonnages, bureaux, échelles, et un fantastique plafond peint. Il y a fort à parier que J.K. Rowling y a trouvé aussi quelques idées pour son école Poudlard ; ça et la merveilleuse librairie Lello à Porto...

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L'Université et sa bibliothèque

Nous avons ensuite du temps libre dans la ville basse, où se trouvent... les boutiques. Ce qui nous intéresse beaucoup moins que la très belle architecture baroque qui se déploie dans les rues.  

Ensuite courte escale a Aveiro, la "Venise du Portugal". Nous sommes un peu déçus. S'il y a bien quelques canaux, effectivement, et quelques "gondoliers" embauchés par l'office de tourisme, rien à voir avec la Sérénissime. Quelques belle maisons néanmoins, mais ni médiévales ni Renaissance, plutôt Art nouveau, ce qui n'est pas pour me déplaire. La guide nous conseille d'aller goûter une spécialité de la ville : les "ovos moles" ; tout le monde rit car la prononciation portugaise c'est grosso modo "ovouch'moleuch" et comme nous n'avons pas encore le nom sous les yeux, nous nous demandons comment s'écrit ce truc ! Elle nous explique que cela signifie "oeufs mollets", ce qui nous intrigue encore plus ! En fait, les Portugais raffolent du jaune d'oeuf en pâtisserie (il y en a beaucoup dans les pasteis de Belem) mais là c'est le top : ce n'est carrément QUE du jaune d'oeuf et du sucre, pas trop cuit, pour garder une consistance molle, le tout enrobé dans du "pain d'ange" (le matériau des hosties, du pain azyme très fin) en forme de coquillage ou de petit bateau. Il paraît que les Portugais en raffolent. Nous avons tenté... et détesté ! Vraiment l'impression de manger du jaune d'oeuf mi-cuit au sucre... bof, bof, bof.

Nous terminons notre périple à Porto et ses alentours.

La ville ressemble un peu à Lisbonne, de loin : perchée sur des collines, de part et d'autre de la rivière, de la couleur. Moins cependant : nous sommes dans le Nord, et le granit prévaut. C'est très différent du Sud, parfois on se croirait en Bretagne ! Le climat est d'ailleurs plus tempéré. Nous avons même eu de la pluie, la seule fois de la semaine. Dommage, nous n'avons que peu de temps, or la ville semble très intéressante et il faudra y revenir. Nous visitons la Chambre de commerce, ou Palacio da Bolsa (palais de la Bourse), néoclassique à l'extérieur, mais une incroyable cour intérieure, sous verrière, avec une splendide mosaïques. Les salles se succèdent, souvent des styles différents, c'est superbe. La plus belle de toutes, c'est le Salon mauresque et ses dentelles et arabesques dorées.

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Salon mauresque, chambre de commerce

Ensuite balade libre sur les quais après embarquement pour une petite croisière fluviale sur le Douro, afin de voir les innombrables ponts de la ville, dont plusieurs ont été dessinés et supervisés par Gustave Eiffel.

Nous visitons en fin d'après-midi une fabrique de vin de Porto... qui naturellement suscitera de nombreux achats, après la dégustation de rigueur... un moment toujours très apprécié des touristes !

Le lendemain, nous sortons de Porto pour aller à Guimarâes, dans la petite ville du même nom. Très typique avec ses maisons de granit ! C'est vraiment l'âme du Nord du Portugal. Mais aussi celle de la monarchie portugaise dont le premier roi naquit là. Il y a deux châteaux, une forteresse médiéval et un palais Renaissance, celui des ducs de Bragance, titre des princes héritiers de la monarchie portugaise. C'est ce dernier que nous visiterons. 

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Palais des ducs de Bragance, à Guimarâes 

Balade sportive l'après-midi, avec le sanctuaire de Bom Jesus do Monte et son escalier baroque monumental. Une merveille architecturale, une torture pour les muscles peu entraînés. Dénivelé de 116 mètres, divisé en trois parties. Au début, on rigole, parce qu'on arrive par le haut et que descendre, c'est fastoche. Mais le tout, c'est de remonter ! Mission accomplie.

Dernière promenade : Braga, une autre petite ville de granit, quelques beaux monuments... mais je dois avouer que je préfère le Sud.

Cependant, il reste des millions de choses à découvrir ! Du Nord au Sud, et d'Est en Ouest...

J'ai adoré le Portugal, sa richesse culturelle et architecturale, son histoire mouvementée, sa culture, sa gastronomie (moi qui n'aime pas le poisson, j'ai adoré leur morue !) et sa lumière, une lumière très particulière, claire, limpide. Ce pays a un charme fou !

 

 

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25 juin 2017

L'IMPROBABLE REDRESSEMENT DU PORTUGAL A EU LIEU

Au bord de la faillite en 2011, le Portugal sort la tête de l’eau. Contre toute attente, ce redressement s’est accompli en desserrant la politique d’austérité au profit de la consommation. Mais faute de vraies réformes structurelles, la situation du pays reste fragile.

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Pari gagné pour Lisbonne. Le ­Conseil européen s'apprête à ratifier la sortie du Portugal de la procédure pour déficit excessif. Le pays va donc rejoindre le club des économies vertueuses en dépit de toutes les prévisions d'experts. La remontée relève de l'exploit alors que le Portugal avait touché le fond en 2011. Au bord de la faillite, il avait dû solliciter un plan d'aide de 78 milliards d'euros dessiné par Bruxelles et le FMI, et s'était vu contraint de mettre en route de sévères mesures d'austérité. Six ans plus tard, il vient de réussir, en 2016, à passer sous la barre des 3 % de déficit public fixés par les règles européennes. Il a même fait mieux que promis, ramenant le décalage à 2 % du PIB, largement en deçà des 2,5 % attendus initialement selon le Pacte de stabilité.

Surprise ! La coalition de gauche qui était arrivée aux commandes sur les bords du Tage en promettant de « tourner la page de l'austérité », est en train d'afficher de meilleures performances que celles de l'Espagne (4,5 % de dérapage en 2016) ou de la France (3,4 %). Attentif à garder le cap, le gouvernement portugais se fixe l'objectif de continuer à réduire le déficit d'un demi-point par an pour atteindre l'équilibre budgétaire en 2020. Ceux qui l'an dernier prédisaient l'imminence d'un deuxième plan de sauvetage en sont pour leurs frais.

Sans bruit ni fureur, sans affrontement avec Bruxelles mais avec beaucoup de ténacité au moment de défendre des budgets jugés fantaisistes, Lisbonne est en train de prouver que sa méthode était la bonne pour remettre le pays sur les rails. « C'est l'occasion d'en finir avec la théorie selon laquelle l'Europe est condamnée à un avenir fait seulement d'austérité », affirme le ministre des Finances portugais, Mario Centeno, convaincu que son pays a ouvert une voie de sortie de crise différente. « Notre modèle est une recette exportable dans tout le continent », assure-t-il. C'est une victoire indéniable pour le socialiste Antonio Costa, arrivé au gouvernement en novembre 2015 alors que le pays semblait s'enfoncer dans un long hiver. Une fois n'est pas coutume, même son prédécesseur, le conservateur Pedro Passos Coelho, en ­convient.

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Antonio Costa

La recette de Lisbonne ? Elle pourrait se résumer en une formule : desserrer la pression sur les ménages pour les inciter à consommer de nouveau. Le gouvernement minoritaire d'Antonio Costa, qui s'appuie sur le soutien hétéroclite de partis d'extrême gauche, semblait pourtant promis à une courte vie, coincé entre les engagements de rigueur pris à Bruxelles et les exigences de ses alliés au Parlement. Il a su slalomer, donnant des gages côté social avec la suppression des surtaxes sur l'impôt sur le revenu, la revalorisation du salaire minimum et des retraites, ou la restitution progressive des 35 heures pour les fonctionnaires. Mais, en contrepartie, il a aussi taillé drastiquement dans les investissements publics, en baisse de 30 %, relevé l'impôt sur les sociétés et augmenté la fiscalité indirecte (sur l'immobilier, les carburants, les sodas...).

A sa manière, souriante et accommodante, Antonio Costa l'équilibriste parie sur une rectitude comptable qui ne lamine plus le moral de classes moyennes. Et celles-ci commencent à retrouver l'optimisme après avoir eu le sentiment d'avoir été écrasées par le poids des politiques d'austérité. La croissance vient d'atteindre son niveau le plus haut depuis dix ans, pour atteindre 2,8 % en glissement annuel à la fin du premier trimestre 2017, alors que le taux de chômage a été ramené sous les 10 %. « Le gouvernement a été capable d'améliorer la situation macroéconomique du pays tout en revenant sur de nombreuses mesures imposées par la troïka. Je suis le premier surpris », reconnaît Luis Coelho, professeur de finance à l'université d'Algarve : « Le résultat est probant. Les Portugais ont recommencé à consommer, à investir et à se lancer dans de nouveaux projets, ce qui permet d'augmenter l'activité et de faire baisser significativement le chômage, d'autant que le pays a pour lui les vents favorables d'un nouveau boom touristique. »

Ombres notables au tableau, note-t-il pourtant, la dette publique, à 130,4 % du PIB, qui reste l'une des plus élevées de la zone euro après la Grèce et l'Italie, et les difficultés du secteur financier, toujours en cours d'assainissement, alors que l'Etat a encore récemment renfloué la banque publique Caixa Geral de Depositos, à hauteur de 3,9 milliards d'euros.

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« Les mesures d'économie ont été réalisées sans réformes structurelles », critique Joao Luis César das Neves, professeur à l'école de gestion de l'Université catholique de Lisbonne. « Le gouvernement a réussi à mener une sorte d'austérité acceptable socialement... jusqu'ici. Mais tous les périls demeurent, tant sur le terrain financier que sur le terrain économique », dit-il, inquiet des difficultés du pays à se financer et de sa dépendance vis-à-vis des politiques de la BCE.

Pas si sûr que la potion magique portugaise existe selon lui : « Nous continuons à subir une politique d'austérité, mais elle est différente. En épargnant certains groupes influents politiquement, comme les fonctionnaires et les retraités, le gouvernement a acheté la paix sociale. Reste que les perspectives de croissance cachent de profonds déséquilibres qui n'ont toujours pas été résolus. » Et il avertit : « Les choses pourraient bientôt se compliquer », avant d'ajouter : « Mais nous avions dit la même chose l'an dernier. »

Source : lesechos.fr 

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24 juin 2017

ALGARVE : GENERALITES

L'Algarve est une région administrative située au sud du Portugal continental. La ville de Faro en est la capitale administrative. Il s'agit d'une des régions touristiques estivales les plus importantes du Portugal et d'Europe, grâce à ses plages et son patrimoine historique.

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Située à l'extrême sud-ouest de l'Europe, bordée au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique, l'Algarve partage sa frontière à l'est avec l'Andalousie espagnole dont elle est séparée par le fleuve Guadiana ; au nord, elle avoisine la région de l'Alentejo. 

Le point culminant de la région est le Pico da Foia, 902 mètres, dans la Serra de Monchique. Le relief de la région est caractérisé par des collines lisses traversées par des vallées. Les principales zones montagneuses sont la Serra do Monchique, la Serra de Espinhaço de Cão et la Serra do Caldeirão. La côte maritime de l'Algarve est d'environ 155 kilomètres de longueur, dont 50 depuis l'extrémité du cap Saint-Vincent, le point le plus au sud-ouest de l'Europe. La côte est caractérisée par ses grottes ouvertes dans la roche calcaire, notamment aux alentours de la ville de Lagos.

Plusieurs rivières ont leur source dans la Serra. Les principales rivières sont la Ribeira de Seixe, la Ribeira de Aljezur (ou da Cerca), la Ribeira de Odiáxere, la Ribeira de Monchique et la Ribeira de Boina.

La région bénéficie d'un climat plutôt chaud et sec de type méditerranéen. Entre octobre et février, on observe quelques concentrations de précipitations, souvent à caractère torrentiel. Dans la région littorale, il y a cinq mois assez secs, et, entre juin et septembre, les précipitations sont rares. L'ensoleillement moyen de la région, à l'exception de la Serra de Monchique, est de 2800 heures par an, ce qui en fait une des régions européennes les plus ensoleillées.

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Les chutes de neige sont rares... La dernière sur le littoral a été enregistrée en février 1954, mais il a neigé sur les massifs de la région comme le 1er février 2006 dans la Serra do Caldeirão et le 10 janvier 2009 dans la Serra de Monchique.

L'urbanisation est essentiellement concentrée sur le littoral alors que l'intérieur des terres reste plutôt rural et abrite de nombreux massifs forestiers. La région est menacée tous les ans par les feux de forêts. L'urbanisation du littoral est le fruit du tourisme de masse apparu dans les années 1960. Les premières critiques contre cette urbanisation ne sont apparues que dans les années 1980.

Il existe, au sud de la région, une réserve naturelle de 184 km2, la Ria Formosa, où il est possible d'observer des centaines d'espèces d'oiseaux, et plusieurs îles et îlots. Il s'agit d'une zone protégée par le statut de parc naturel depuis le 9 décembre 1987. Les régions de l'Algarve et de l'Alentejo se partagent le parc naturel du Sud-Ouest Alentejano et Costa Vicentina.

La flore relève essentiellement du type méditerranéen, à l'exception de celle de la Serra de Monchique, plus proche du type subtropical19. On trouve dans la Serra de Monchique une grande variété d'espèces végétales, dont l'espèce dominante est le chêne des Canaries, mêlé au chêne-liège. On peut également y voir des châtaigniers, des magnolias, des bananiers et des rhododendrons. De nombreuses espèces d'oiseaux fréquentent cette région, toute l'année ou lors des passages de migrations. Cela est particulièrement vrai dans le parc naturel de la Ria Formosa.

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D'après Wikipédia

 

 

 

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23 juin 2017

QUATRE POLEMIQUES AUTOUR DE L'INCENDIE QUI A FAIT 64 MORTS

Après la tristesse, la colère. L’incendie qui a ravagé la commune de Pedrógão Grande au centre du Portugal et ses alentours a fait 64 morts et 254 blessés d’après le dernier bilan. Un drame qui provoque l’incompréhension et la colère des Portugais et du gouvernement qui exigent des explications. Si la piste criminelle a été écartée, plusieurs acteurs sont tout de même mis en cause. 20 Minutes revient sur les quatre polémiques qui font rage.

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Aucun entretien des broussailles très inflammables

La première des incompréhensions vient du manque d’entretien des broussailles, notamment d’eucalyptus, très présents dans la zone touchée. Cette plante est en effet très inflammable : ses feuilles peuvent voler sur plus de deux kilomètres tout en se consumant, provoquant ainsi une rapide et vaste propagation du feu. Selon Joao Camargo, expert du changement climatique, ces plantes non régulées sont en grande partie responsables de ce drame. A cela s’ajoute le fait qu’au Portugal, aucune loi n’oblige la population à un minimum d’entretien des terrains et que la désertification des campagnes n’aide pas au nettoyage. Enfin, l’institut météorologique portugais a fait état lors du déclenchement de l’incendie d’un « vent descendant de forte intensité » appelé le « downburst ». « Il est parfois confondu avec une tornade et a un grand impact en cas de feu de forêt car il projette des fragments enflammés dans plusieurs directions », a ajouté l’institut. Résultat, 26.000 hectares sont partis en fumée depuis samedi dans cette zone où les routes et les maisons entourées d’eucalyptus sont des proies faciles pour les flammes.
 
Le plan de lutte incendie n’avait pas été actualisé

Le quotidien portugais Público a titré « Le plan contre les incendies n’avait pas été révisé depuis quatre ans ». Il rappelle ainsi que le plan de lutte incendie est censé être révisé et actualisé tous les deux ans, mais visiblement, les incendies n’étaient pas la priorité de l’Assemblée nationale. Ce plan prévoit plusieurs phases d’alerte en fonction du calendrier. Dans son état actuel, la phase « Charlie » - qui offre une pleine capacité de moyens face au feu - n’est déployée que le 1er juillet de chaque année. Paulo Fernandes, enseignant en écologie et sciences environnementales à l’université UTAD au nord du Portugal s’est révolté contre ce calendrier dans les colonnes de Público : « Un système moderne ne peut pas dépendre du calendrier, nous devons avoir la souplesse nécessaire pour répondre en conséquence chaque fois que nécessaire ».

Interrogations sur la route 236

Sur la route 236 - renommée « La route de la mort » depuis le drame -, 57 personnes ont péri, encerclées par les flammes. Entouré d’eucalyptus, cet axe aurait dû être fermé pour ne pas mettre en péril les automobilistes. Pourtant, selon les témoignages de survivants, la gendarmerie et les militaires les ont, au contraire, poussés à emprunter ce chemin. « Quand nous sommes arrivés au niveau de l’IC8 [une voie rapide toute proche], les militaires ne nous ont pas laissés passer. Comme ils nous ont demandé de poursuivre notre chemin [vers la route 236], nous pensions que la route était sans danger, mais elle ne l’était pas », a déclaré Maria de Fatima, une survivante, sur une chaîne de télévision locale.

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Le Premier ministre, António Costa, a réclamé des éclaircissements aux gendarmes qui lui ont envoyé des explications dans la foulée. Le Commandement général de la gendarmerie a donc indiqué que « le feu avait atteint cette route de façon totalement inattendue, inhabituelle et effroyablement soudaine. [Au moment du drame, nous ne disposions] d’aucune information sur l’existence d’un risque potentiel ou réel à emprunter cette voie ».

La protection civile est apparue désorganisée

La protection civile chargée, entre autres, de l’évacuation, de la gestion des civils et de la prise en charge des victimes, n’aurait pas assez anticipé les risques d’incendies et les conséquences qui en découlent. Le principal échec réside dans le fait que le système de communication de la protection civile (SIRESP), le seul moyen pour planifier, contrôler et exécuter les opérations, s’est interrompu. Cette coupure a alors empêché l’organisation des forces opérationnelles et de prévenir d’éventuelles personnes exposées. António Salgueiro, un expert national en incendies de forêt, explique pourtant à Público que ce réseau a coûté 400 millions de dollars : « La protection civile dispose [aussi] de ressources alternatives pour qu’il n’y ait aucun manque ou que la probabilité de défaillance soit très faible ».

La sécurité civile devra donc également rendre des comptes au gouvernement pour expliquer ces manquements qui ont causé autant de victimes.

Source : 20minutes.fr - Juin 2017

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22 juin 2017

HENRI LE NAVIGATEUR

Henri le Navigateur, en portugais : Henrique o Navegador, également appelé Infante Dom Henrique, né le 4 mars 1394 à Porto et mort le 13 novembre 1460 à Sagres, prince de Portugal, est souvent considéré comme la figure la plus importante du début de l'expansion coloniale européenne. Lui-même n'a jamais vraiment navigué et n'a donc fait aucune découverte géographique. Son rôle dans ce domaine s'est uniquement limité à du mécénat. L'épithète de « navigateur » qui lui a été attribuée est donc purement honorifique.

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Il est le troisième fils de Jean Ier de Portugal, le fondateur de la dynastie d'Aviz. Sa mère est Philippa de Lancastre, fille de Jean de Gand et sœur d'Henri IV d'Angleterre. Henri le Navigateur ne s'est jamais marié et n'a pas eu de descendance.
 
En 1414, alors qu'il n'a que 20 ans, il convainc son père d'organiser une campagne pour prendre le port de Ceuta aux musulmans. Des pirates maures harcèlent en effet les côtes sud du Portugal depuis ce port, vendant les habitants sur les marchés aux esclaves. La ville est prise en août de l'année suivante, et Henri découvre les marchandises apportées par les routes commerciales du Sahara dont Ceuta est une étape (notamment l'or du sud de la Mauritanie). Ces échanges ne passent alors plus par cette ville, mais suscitent chez Henri le désir d'avoir sa part de cette richesse. 

Selon João de Barros, en 1416, il commence à repeupler le village de Terçanabal, sur la péninsule de Sagres en Algarve. Ce village, bientôt appelé Vila do Infante (la ville de l'Infant), devient rapidement une base de haute technologie avec un arsenal naval, un observatoire, ainsi qu'une école pour l'étude de la géographie et la navigation. Jehuda Cresques, un cartographe connu, y est invité : il y compile les connaissances et finit par y obtenir un poste permanent. Le port proche de Lagos fournit un abri pratique et devient un centre de construction navale. En 1419, Henri est nommé gouverneur de l'Algarve.

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Sa statue à Lagos, Algarve

Le premier fruit de cet effort est la redécouverte de l'archipel de Madère par João Gonçalves Zarco et Tristão Vaz Teixeira, puis colonisé par les Portugais.
 
Le 25 mai 1420, Henri est nommé gouverneur du très riche Ordre du Christ, le successeur portugais de l'Ordre du Temple dont le siège est à Tomar. Il garde ce poste toute sa vie et en tire les revenus nécessaires aux explorations et campagnes menées par le prince. À la mort de son père Jean Ier, Édouard devient roi et verse à Henri un cinquième des profits du commerce dans les zones découvertes ainsi que le droit exclusif d'autoriser des expéditions au-delà du cap Bojador. Viennent s'ajouter à ces revenus divers monopoles en Algarve. 

En 1427, un de ses navigateurs (Gonçalo Velho Cabral ou Diogo de Silves) découvre les Açores, rapidement colonisées.

Jusqu'alors, le cap Bojador était le point le plus méridional de la côte africaine connu des Européens. Gil Eanes, le commandant d'une des expéditions de Henri, est le premier européen à l'avoir dépassé, en 1434.

Lorsque Édouard meurt cinq ans plus tard, Henri soutient son frère Pierre pour la régence, pendant la minorité d'Alphonse V, et reçoit la confirmation de ses privilèges. Il fait mettre au point un nouveau type de navire, la caravelle, qui permet de voyager sur de plus longues distances. Le cap Blanc est atteint en 1441 par Nuno Tristão et Antão Gonçalves. Le Banc d'Arguin est en vue en 1443 et un important fort y est construit en 1448.

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Dinis Dias parvient bientôt au fleuve Sénégal et dépasse le Cap-Vert en 1444. Avec le franchissement de la limite sud du désert, Henri atteint un de ses objectifs : le contournement des routes commerciales tenues par les musulmans et l'accès à l'or et aux esclaves.

À partir de 1452, l'or arrive en quantité suffisante pour que les premiers cruzados soient frappés. La même année, Henri missionne Diego de Teive pour la découverte et l'exploration de la mythique île d'Antilia, qu'on imagine située au-delà de l'archipel des Açores. En 1462, Pedro de Sintra atteint l'actuel Sierra Leone.

En 1437, Henri est le principal organisateur d'une attaque sur Tanger, qui se révèle un désastre au cours duquel son jeune frère Ferdinand est capturé. Ferdinand meurt en captivité onze ans plus tard. La réputation militaire de Henri en souffre ; il se concentre donc sur ses explorations et sur la politique à la cour de Portugal.

L'activité de Henri éveille l'intérêt des Européens pour la colonisation et le commerce des épices, un intérêt qui s'accentue avec la chute de Constantinople en 1453, et initie un mouvement qui transformera le monde pendant les quatre siècles suivants. L'école de Sagres, dont l'existence réelle est aujourd'hui mise en doute par plusieurs historiens brésiliens et portugais, aurait contribué au progrès dans plusieurs domaines de l'art de la navigation.

Moins de trente ans après sa mort, le cap de Bonne-Espérance est dépassé par Bartolomeu Dias et Vasco de Gama atteint l'Inde durant la décennie suivante. Quant à Christophe Colomb, influencé par les succès des Portugais dans l'Atlantique, en cherchant une route directe vers les Indes par l'ouest, il découvre l'Amérique quelques années plus tard.

D'après Wikipédia

 

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21 juin 2017

FARO

Faro est une ville du Portugal, et le chef-lieu de l'Algarve. Faro abrite un aéroport international qui accueille chaque année de plus en plus de touristes mais qui ne restent pas à Faro, préférant Portimão (deuxième ville de l'Algarve), et les nombreuses stations balnéaires de la côte. Cependant, la vaste plage de sable de Faro, aménagée sur une île, retient de nombreux touristes. La ville compte 65.000 habitants. Elle occupe le promontoire le plus méridional du Portugal.

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Faro était déjà une cité importante au moment où sa reconquête sur les Maures par Alphonse III, en 1249, marque la fin de la mainmise arabe sur le Portugal.

Faro possède quelques ruines maures et romaines datant du XIIIe siècle, mais la plupart de ses beaux bâtiments datent de la seconde partie du XVIIIe siècle, après le tremblement de terre de 1755 qui a dévasté toute la ville. En plus de sa beauté architecturale Faro offre un grand choix de restaurants et de cafés, de superbes plages, de beaux théâtres. La partie la plus belle de la ville est encore entourée d'une muraille romaine. À l'intérieur s'y trouve une place ouverte spacieuse qui était autrefois l'emplacement d'un forum romain, on peut aussi voir une cathédrale du XIIIe siècle qui fait face à un palais épiscopal. Un autre monument intéressant est le couvent du XVIe qui est maintenant transformé en musée archéologique de la ville.

À Faro est situé le célèbre lagon de Ria Formosa, une réserve naturelle de plus de 17.000 hectares et un lieu halte pour des centaines d'espèces d'oiseaux durant les périodes de migration de printemps ou d'automne. La plage est à environ 7 km de la ville ainsi qu'une très large bande de sable à laquelle on peut accéder par un pont et qui est située près de l'aéroport international.

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La gastronomie de l'Algarve est très riche en traditions, et c'est à Faro où l'on peut rencontrer la plupart des plats de cette magnifique région. Son origine remonte à l'époque de la présence des Romains et des Maures. Puis, du fait que les Portugais ont exploré le monde, ils ont apporté des ingrédients provenant de différentes contrées. 

Faro bénéficie d'un climat méditerranéen, influencé par le Gulf Stream de l'océan Atlantique. L'hiver est doux et humide, les températures sont comprises entre 5°C et 15°C. L'été est chaud et ensoleillé, les températures sont comprises entre 19°C et 28°C. L’Algarve est l'une des région les plus ensoleillée du Portugal. 

L'église de Nossa Senhora do Carmo à Faro, possède des chapelles célèbres pour leur collection d'os de plus de 1200 moines.

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L'aéroport international de Faro constitue le deuxième aéroport du Portugal par le nombre de voyageurs.

Le Parc naturel de Ria Formosa est à moins de 10 km à l'ouest de Faro, et la réserve naturelle de Castro Marim à environ 40 km à l'est, à la frontière avec l'Andalousie.

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D'après Wikipédia

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20 juin 2017

MONASTERE DE BATALHA

Le monastère de Santa Maria da Vitoria, plus connu sous le nom de monastère de Batalha, a été édifié pour commémorer la victoire des Portugais sur les Castillans à la bataille d'Aljubarrota en 1385. Le monastère des dominicains de Batalha fut pendant deux siècles le grand chantier de la monarchie portugaise où se développa un style gothique national original, profondément influencé par l'art manuélin, dont le cloître royal, véritable chef-d'œuvre, est l'illustration parfaite. Le monument a été classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

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En 1386, Jean Ier de Portugal, vainqueur d'Aljubarrota, lance la construction d'un monastère, en remerciement à la Vierge Marie.

Au début des travaux, on construit un petit temple dont les vestiges sont encore visibles au début du XIXe siècle. C'est dans ce modeste édifice - Santa Maria-a-Velha - désigné aussi par Igreja Velha (Église Vieille), que l'on célèbre la messe, pour soutenir les ouvriers du chantier. Les premiers dominicains s'y installent dès 1388.

On sait que l'église, le cloître et les dépendances monastiques, ainsi que la salle du Chapitre, la sacristie, le réfectoire et les annexes correspondent au projet initial. L'ensemble rappelle celui du monastère d'Alcobaça. La chapelle du Fondateur, chapelle funéraire, sera ajoutée par le roi Jean Ier. Quant à la Rotonde funéraire, communément désignée par le nom de Chapelles Imparfaites, elle est de l'initiative du roi Édouard Ier de Portugal.

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Commencés par l'architecte portugais Afonso Domingues, les travaux sont repris par David Huguet qui, de 1402 à 1438, érige dans le style gothique flamboyant la chapelle du fondateur où repose Jean Ier, sa femme Filipa de Lancastre et ses fils. La mort l'empêche de terminer le panthéon octogonal du roi Édouard Ier.

Le cloître mineur et les dépendances adjacentes sont ajoutées par Alphonse V de Portugal. Pendant son règne (1438-1481), l'architecte portugais Fernao d'Évora édifie le cloître dit "Alphonse V" dans un style très sobre.

Jean II de Portugal se désintéresse du projet. Il faut attendre Manuel Ier pour que le monastère retrouve les faveurs royales et ce jusqu'en 1516-1517, année où est privilégié le monastère des Hiéronymites. Les chapelles de l'octogone resteront ainsi définitivement inachevées. La construction se sera prolongée durant le règne de sept rois.

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Le monastère a été restauré au XIXe siècle, sous la direction de Luís Mouzinho de Albuquerque. Il s'inspire pour cela des gravures de Thomas Pitt, voyageur anglais qui traversa le Portugal, à la fin du XVIIIe siècle, faisant connaître à toute l'Europe le monastère. Lors de cette restauration, deux cloîtres, proches des Chapelles imparfaites, sont détruits. Le pays connaissant alors une disparition des ordres religieux, les travaux tendent à effacer les symboles religieux, et de faire plutôt du monastère un symbole glorieux de la dynastie des Avis. C'est de cette époque que date l'actuelle configuration de la chapelle du Fondateur et la popularité du nom de Monastère de Batalha (en hommage à la bataille d'Aljubarrota).

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Chapelles imparfaites (ou Chapelles inachevées)

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 D'après Wikipédia

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19 juin 2017

MONASTERE DES HIERONYMITES - LISBONNE

Le Monastère des Hiéronymites (en portugais : Mosteiro dos Jerónimos) est un monastère de l'Ordre de Saint-Jérôme, de style manuélin, témoignage monumental de la richesse des découvertes portugaises à travers le monde. Il est situé à l'ouest de Lisbonne, dans le quartier de Belém, à l'embouchure du fleuve Tage.

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Sur l'emplacement d'un ermitage fondé par Henri le Navigateur, le roi Manuel 1er entreprend en 1502, un peu après le retour de Vasco de Gama de son premier voyage en Inde, de bâtir un magnifique monastère destiné aux religieux de l'ordre des Hiéronymites (ou Ordre de Saint-Jérôme). Il est en grande partie financé par les profits du commerce d'épices et grâce aux richesses rapportées des grands voyages.

Le monastère constitue l'œuvre architecturale la plus aboutie du style manuélin. Diogo Boitaca est le premier architecte du chantier et adopte le style gothique. Mais à partir de 1517, ses successeurs modifient son projet et y ajoutent l'appareil ornemental caractéristique du style manuélin où se retrouvent diverses influences. João de Castilho, d'origine espagnole, donne à la décoration une tournure plateresque ; le sculpteur Nicolas Chantereine met en relief les thèmes de la renaissance ; enfin, Diogo de Torralva et Jérôme de Rouen apportent une note de classicisme.

Il échappe au séisme de 1755 qui ravage Lisbonne mais est endommagé par les troupes napoléoniennes qui envahissent le Portugal au début du XIXe siècle... En 1834, avec l'expulsion de l'Ordre des Hiéronymites, l'église Sainte-Marie des Hiéronymites devient une église paroissiale.

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Des bâtiments ajoutés au milieu du XIXe siècle à l'ouest du clocher affectent quelque peu l'harmonie architecturale de l'ensemble qui était jusque là respectée. On y a installé les musées de la marine et de l'archéologie.

Classé monument historique en 1907, le monastère est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1983. Le 13 décembre 2007, les chefs d'état ou de gouvernement de l'Union Européenne s'y réunissent pour signer un nouveau traité constitutionnel appelé traité de Lisbonne.

Le cloître possède une richesse sculpturale impressionnante. L'étage inférieur, construit par Diogo Boitaca, est percé de larges arcades dont les remplages prennent appui sur de fines colonnettes qui s'inspirent du gothique finissant et de la Renaissance. L'étage supérieur, construit par João de Castilho, a un style moins exubérant.

L'intérieur de la nef de l'église surprend par le raffinement et la virtuosité de sa voûte. La décoration des piliers et de la voûte sont de João de Castilho, dans le pure style manuélin. A l'entrée de l'église, on peut voir les tombeaux de Vasco de Gama (sculpté de cordages, de sphères armillaires et autres emblèmes marins, il est de style manuélin) et de Camoens. Les bras du transept de style baroque ont été érigés par Jérôme de Rouen et renferment plusieurs tombeaux royaux. Dans le chœur reconstruit à l'époque classique, on découvre un tabernacle en argent du XVIIe siècle offert par le roi Alphonse VI en remerciement pour sa victoire dans la Bataille de Montes Claros (17 juin 1665) face au royaume d'Espagne, et aussi plusieurs tombeaux royaux.

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Dans le musée archéologique, situé dans l'aile construite au XIXe siècle, on peut découvrir les différentes étapes de l'histoire portugaise des origines jusqu'à l'époque romaine. Le Musée de la Marine est installé à l'ouest du monastère dans deux bâtiments distincts. Il présente notamment une collection de maquettes d'embarcations de différentes époques.

D'après Wikipédia

 

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18 juin 2017

MADERE

Madère (en portugais : Madeira) est un archipel du Portugal composé de l'île du même nom et de plusieurs autres petites îles, situé dans l'océan Atlantique, à 661 kilomètres à l'ouest-nord-ouest des côtes de la province d'Essaouira au Maroc. Il constitue une région autonome dont Funchal est la capitale. Son climat de type méditerranéen et ses paysages singuliers en font une destination touristique appréciée.

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Curral das Freiras

L'archipel est d'origine volcanique. Il est situé en zone subtropicale : son climat méditerranéen est donc très doux toute l'année, avec une amplitude thermique annuelle faible (19 °C l'hiver, 26 °C l'été à Funchal l'après-midi) car les températures sont toujours tempérées par l'océan. Le vent souffle d'ouest à nord-ouest en hiver (circulation tempérée) et de nord-est en été (alizés). D'où un contraste saisissant entre une partie nord souvent brumeuse et très arrosée et une partie sud plus sèche et plus ensoleillée, surtout en été.

Le brouillard recouvre très souvent les sommets par l'effet de foehn, engendrant une température plus fraîche que sur la côte. Les précipitations tombent essentiellement d'octobre à mars (régime océanique) et la sécheresse sévit de mai à septembre (anticyclone des Açores), bien que des averses peuvent aussi survenir en été.

Pour profiter des précipitations régulières du nord et de l'ensoleillement du sud de l'île principale, les Madériens ont construit un vaste réseau de canaux sinuant le long des courbes de niveau (levadas), réseau qui parcourt toute l'île principale.

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Moins montagneuses, les autres petites iles retiennent moins les précipitations. Ainsi, l'ile de Porto Santo ne recueille que 362 mm de pluies par an, ce qui rend son climat pratiquement semi-aride.  

L'archipel constitue une écorégion terrestre dans la classification du Fonds mondial pour la nature sous le nom de « forêts sempervirentes de Madère ». Elle appartient au biome des forêts de feuillus et forêts mixtes tempérées de l'écozone paléarctique. La région conserve des restes d'un type de forêt de lauriers autrefois répandu dans tout le Sud de l'Europe et dans l'Afrique du Nord-Ouest. La flore et la faune de cette forêt relique sont tout à fait uniques, elle possède de nombreuses espèces endémiques, dont le Pigeon trocaz et le Pétrel de Madère. Après avoir subi une déforestation massive à la suite de la colonisation de l'archipel, la végétation indigène est actuellement menacée par les espèces envahissantes, la mauvaise gestion des pâturages et le développement du tourisme.

Il est probable que l'archipel ait été connu dès l'Antiquité et notamment des Phéniciens. Son existence est attestée dès 1351 sur des documents florentins et arabes. Les premiers navigateurs portugais lancés dans les explorations maritimes organisées par Henri le Navigateur se réfugièrent à Porto Santo (qu'ils nommèrent ainsi en reconnaissance de leur sauvetage) en 1419 et en prirent possession au nom du roi du Portugal. Madère fut repéré et abordé l'année suivante. La colonisation par les Portugais démarra immédiatement.

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Camara de Lobos

L'archipel fut un point de relâche important pendant l'époque des grandes découvertes. Christophe Colomb y séjourna, et y épousa Felipa Moniz Perestrello.

Lors de sa découverte par les Portugais (1351), l'archipel était inhabité. La population actuelle résultant de la colonisation, essentiellement portugaise, est donc d'origine européenne bien que Madère soit plus proche de l'Afrique que de l'Europe.

L'économie de la région repose essentiellement sur l'agriculture et sur le tourisme, principale ressource. L'agriculture produit des bananes destinées au marché local et métropolitain, des fleurs, et le vin de Madère qui jouit d'une grande réputation à l'exportation. L'industrie est peu diversifiée, elle est surtout à caractère artisanal, avec la production de broderies, de tapisseries et d'articles de vannerie. La zone franche de Madère concentre des activités financières, industrielles et commerciales assurées par des firmes étrangères attirées par des incitations fiscales avantageuses.

La Communauté européenne a contribué de façon importante au développement des infrastructures par des subventions. Il y a notamment des travaux très importants d'adaptation du réseau routier, rendus difficiles par la configuration très montagneuse de l'île.

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Maison traditionnelle à Santana

Le tourisme contribue pour 20 % au PNB, soutenant toute l'année les activités liées au commerce et aux transports et fournissant un débouché aux productions locales. La part des hôtels et des restaurants témoigne aussi de cette importance. L'île de Porto Santo, qui jouit d'un climat ensoleillé et dispose d'une plage de sable de neuf kilomètres de longueur, est entièrement consacrée au tourisme. 

Les atouts de Madère reposent principalement sur ses paysages (montagnes d'origine volcanique escarpées et souvent spectaculaires), sur son climat doux toute l'année et sur sa flore abondante et variée. L'une des principales activités touristiques sur l'île de Madère est la randonnée le long des levadas.

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D'après Wikipédia

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